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Résumé | Sommaire | Article original

Similitudes et différences entre le trouble autistique et le syndrome d’Asperger – revue des données empiriques

Macintosh KE and Dissanayake C

Journal of Child Psychology and Psychiatry 2004; 45(3): 421-434

En bref

Les recherches appuient-elles la théorie selon laquelle le syndrome d’Asperger serait différent de l’autisme de haut niveau?

  • Les études précédentes laissaient entrevoir que les personnes atteintes du syndrome d’Asperger avaient un Q.I. plus élevé et une meilleure utilisation du langage que les personnes autistes.
  • Les auteurs ont fait un survol des études publiées et concluent qu’aucun argument solide ne permet d’affirmer que le syndrome d’Asperger est différent de l’autisme de haut niveau.
  • Il en ressort que le syndrome d’Asperger s’inscrit dans le spectre autistique.
  • Les données proviennent en majeure partie d’enquêtes et non d’études de longue durée, qui permettent de mettre en évidence des différences entre les groupes de sujets sur le plan du développement et des symptômes, d’où la nécessité de réaliser d’autres études.

Question : Les recherches appuient-elles la théorie voulant que le syndrome d’Asperger et l’autisme de haut niveau soient deux entités distinctes?

Contexte : Le débat se poursuit à savoir si le syndrome d’Asperger est distinct de l’autisme de haut niveau. Des études ont été réalisées dans le but d’établir s’il existe des symptômes précis qui différencient le syndrome d’Asperger de l’autisme. En médecine et en psychiatrie, le succès du traitement et le pronostic reposent sur un diagnostic exact (établi à partir de groupes de symptômes). Il est donc important de savoir si ces deux troubles diffèrent quant aux symptômes, à l’histoire naturelle et à l’évolution au cours de la vie adulte.

Sources des données : Les auteurs ont fouillé les bases de données PsychINFO et MEDLINE ainsi que les chapitres d’ouvrages et la bibliographie des articles répertoriés. Ils ont également épluché les revues publiées avant 2002.

Extraction des données : La méthode n’est pas décrite.

Principaux résultats : Les enquêtes typologiques empiriques n’ont pas fourni beaucoup de renseignements pouvant aider à déterminer s’il y a vraiment une distinction entre l’autisme de haut niveau et le syndrome d’Asperger sur la base des symptômes. Les études comparatives ont porté sur divers paramètres, tels que le langage et la communication, la fonction cognitive, les habiletés motrices, les comportements répétitifs et les intérêts restreints, la socialisation, la cause des troubles, l’âge d’apparition des symptômes et le pronostic. Dans toutes ces dimensions, les indices n’étaient pas suffisants pour dissocier les deux troubles.

Conclusions : Il n’y a pas de preuve formelle que l’autisme de haut niveau et le syndrome d’Asperger sont des pathologies distinctes. Selon cette revue, le syndrome d’Asperger devrait être considéré comme faisant partie du spectre autistique. Une des lacunes de l’analyse typologique (méthode des grappes) pour répondre à la question posée ici réside dans l’appariement inadéquat des sujets qui ont participé aux études visées. Si les participants ne sont pas appariés suivant leur stade de développement, c’est-à-dire leur âge mental par rapport à leur âge chronologique, les conclusions qui se dégagent des comparaisons risquent d’être erronées. Les symptômes varient en fonction de l’âge et du stade développemental, et il faut en tenir compte quand on tente d’effectuer un classement typologique des sujets d’après leurs symptômes.


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