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Résumé | Sommaire | Article original

Développement sociocommunicatif et cognitif des enfants qui grandissent avec un frère ou une sœur autiste

Stone WL, McMahon CR, Yoder PJ, Walden TA.

Archives of Pediatric and Adolescent Medicine. 2007; 161:384-390.

En bref

Parmi les sœurs et frères cadets d’enfants autistes qui ont participé à cette étude, plusieurs avaient des symptômes d’autisme au cours de leur deuxième année. Un diagnostic et une intervention précoces pourraient améliorer leur développement. Il faut garder à l’esprit que peu d’études ont utilisé l’échelle CARS chez de très jeunes enfants, et que, par conséquent, les résultats doivent être interprétés avec prudence.

Question : Le développement sociocommunicatif et cognitif des jeunes frères et soeurs d’enfants autistes diffère-t-il de celui des enfants qui viennent de familles où il n’y a pas d’autistes?

Contexte : Les enfants qui ont une sœur ou un frère aîné autiste sont plus à risque de TSA. On a avancé que même s’ils ne deviennent pas autistes, ils auront probablement certains symptômes. Ceux qui présentent des symptômes ne répondant pas aux critères diagnostiques de TSA pourraient avoir ce qu’on appelle un phénotype d’autisme élargi, qui, bien que nettement moins invalidant, entraîne des problèmes dans la vie de tous les jours – entre autres des difficultés de langage – qui répondraient à une intervention, surtout s’ils sont pris tôt.

Type d’étude : Étude comparative de deux groupes.

Cadre : Grande université aux États-Unis.

Sujets : 106 enfants de 12 à 23 mois, soit 42 enfants ayant une sœur ou un frère plus âgé autiste et 64 enfants ayant une sœur ou un frère plus âgé exempt d’autisme.

Évaluation des facteurs pronostiques : Diagnostic d’un trouble du spectre autistique (TSA) et perte du langage significatif préalablement acquis.

Instruments de mesure : Plusieurs tests et échelles ont été utilisés, entre autres, l’échelle d’apprentissage précoce de Mullen (MSEL), l’échelle d’évaluation de l’autisme infantile (CARS) et l’inventaire du développement communicatif de MacArthur (MCDI).

Principaux résultats : Les frères et sœurs d’enfants autistes ont obtenu de moins bons résultats que les autres enfants en ce qui a trait à la capacité d’apprentissage général et à la capacité de comprendre et d’interpréter l’information visuelle. Vingt-trois (23) des 64 enfants sans antécédents familiaux d’autisme ont obtenu des scores à l’échelle CARS qui se situaient dans la zone à risque (diagnostic clinique d’autisme), et 25 % des enfants membres de fratries autistes avaient des scores faibles aux autres tests, évoquant des symptômes d’autisme, surtout en ce qui concerne l’attention conjointe. Les deux groupes ont démontré le même niveau de langage expressif.

Conclusions : Dans cette étude, un grand nombre d’enfants qui avaient une sœur ou un frère aîné autiste ont affiché des symptômes d’autisme, mais pas assez graves pour justifier le diagnostic de TSA. Les symptômes pourraient indiquer que ces enfants sont plus prédisposés aux TSA et à un retard de développement (par exemple un trouble du langage). Une détection et une intervention précoces contribueraient à diminuer certaines difficultés qu’ils sont appelés à rencontrer au cours de leur croissance.


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