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| Article original
Traitement comportemental intensif en milieu scolaire pour les enfants de 4 à 7 ans atteints d’autisme
– Étude contrôlée comparative d’un an
Eikeseth S, Smith T, Jahr E, Eldevik S.
Behavior Modification 26(1):49-68 2002.
En résumé
Un programme d’analyse comportementale appliquée (ABA) en milieu scolaire peut-il être efficace pour les enfants âgés de 4 à 7 ans?
- Lors des tests, l’intelligence des enfants dans le groupe ABA s’est nettement améliorée.
- Le groupe ABA avait des habiletés linguistiques supérieures.
- Aucune amélioration n’a été notée sur le plan des habiletés sociales.
- Il est possible qu’une autre forme de programme soit nécessaire pour améliorer les habiletés sociales.
- Un QI supérieur dès le début du programme était un signe prévisible de meilleurs
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Question : Les enfants de 4 à 7 ans réalisent-ils des gains considérables après avoir participé pendant un an à un programme d’analyse comportementale appliquée dans un contexte scolaire?
Mise en contexte : Plusieurs enfants atteints d’autisme réalisent des gains remarquables lorsqu’ils participent à un programme de traitement par analyse comportementale appliquée. La plupart du temps, toutefois, ce genre de programme est limité à des cliniques ou centres de traitements,
et à certains endroits, prend fin lorsque l’enfant atteint l’âge de 6 ans. On ignore encore à quel point ce genre de programme est bénéfique aux enfants légèrement plus âgés ou si les mêmes résultats sont obtenus si l’intervention est pratiquée en milieu scolaire.
Conception : Essai contrôlé non randomisé (deux groupes reçoivent deux traitements différents selon la disponibilité et ils sont suivis à intervalles réguliers, avec comparaison des données de base et des résultats obtenus).
Endroit : Maternelles et écoles élémentaires dans deux régions de la Suède.
Participants : Des écoliers âgés de 4 à 7 ans avec un diagnostic d’autisme infantile, un QI supérieur à 50 et aucun autre problème médical majeur.
Intervention : L’intervention comportementale intensive a été comparée à un traitement éclectique intensif axé sur les pratiques d’excellence en enseignement aux enfants atteints d’autisme. Chaque intervention a été pratiquée en milieu scolaire. La participation des parents en salle de classe a été fortement encouragée dans le groupe de traitement.
Principaux indicateurs des résultats : Test d’intelligence (WPPSI-R ou WISC-R), échelle Merrill-Palmer, échelles de développement langagier de Reynell et échelles de comportement adaptatif Vineland.
Principaux résultats :
À l’entrevue de premier contact, le groupe assigné au traitement éclectique avait sans doute un niveau de fonctionnement légèrement plus élevé que le groupe assigné à l’intervention comportementale intensive, autrement il n’y aurait pas eu de grande différence entre les deux groupes. Après un an, un suivi a été effectué et produit les résultats ci-dessous.
Intervention comportementale intensive :
Intelligence (WPPSI-R ou WISC-R) : En moyenne, les enfants ont réalisé une hausse 17 points sur le QI, de 13 points sur les tests compréhension de langagière, de 23 points sur les évaluations du langage expressif et de 11 points sur le test Vineland.
Traitement éclectique intensif :
Intelligence (WPPSI-R ou WISC-R) : Le QI moyen des enfants à l’entrevue de premier contact était de 65,17, et de 69,50 à l’entrevue de suivi, ce qui représente une augmentation de 4 points. Les enfants avaient également perdu 1 point sur le plan de la compréhension langagière, 2 points en matière de langage expressif, et réalisé aucun gain en matière de comportement adaptatif. Les résultats sont axés sur la combinaison de l’âge et du pointage, ce qui signifie que les points perdus ne représentent pas une perte de fonction, mais traduisent plutôt le fait que les enfants n’ont pas réalisé de gains réels.
Conclusions : Les enfants ayant reçu le traitement comportemental intensif en milieu scolaire ont réalisé un plus grand progrès que les enfants du groupe de traitement éclectique, mais seulement sur les plans de l’intelligence et des habiletés langagières. Aucun progrès n’a été réalisé dans les aptitudes de socialisation.
Bien que les changements observés au sein du groupe comportemental à l’égard de la fonction cognitive (QI et fonction langagière) aient été considérablement supérieurs à ceux du groupe de traitement éclectique, le pointage global des deux groupes à la fin du traitement était cliniquement similaire.
Cette étude a démontré que le Q.I. de base est un signe prévisible de meilleurs résultats.
La nouveauté réside dans le fait que cette étude offre certaines preuves que les enfants âgés de 4 à 7 ans peuvent réaliser un gain notable de QI dans le contexte d’un programme communautaire. Il est probable qu’un autre type de programme soit nécessaire pour rehausser les habiletés sociales.
Il faudrait effectuer d’autres ECC pour confirmer ces constatations. |